Explorez le chemin, continuez l'Histoire...

Base documentaire

18
Autour du tombeau de saint Gilles († 8e S.) « le doux ermite à la biche », protecteur des faibles, des enfants et des blessés de la vie, les moines noirs bénédictins vont bâtir un monastère affilié en 1066 à Cluny, consacré en 1096 par la Pape Urbain II.

Grandiose programme, chantier ambitieux  soutenus par la protection des Papes, la libéralité des rois et comtes de Toulouse (Raymond IV de St Gilles participera avec l’évêque du Puy à la première Croisade) et les offrandes de pèlerins venus des plus lointains pays (Allemagne, Hongrie, Pologne).

Aujourd’hui mutilée, l’abbatiale reste le plus vaste ensemble sculpté de l’époque romane du Languedoc malgré remaniements et cruelles mutilations de l’Histoire (crise albigeoise au 13e S., guerres de Religions au 17e S., Révolution).

La crypte, véritable église basse renferme le sarcophage du saint. Un décor raffiné (cannelures, ruban plissé, clé de voûte au Christ bénissant) souligne la pureté des volumes et l’intériorité du lieu. Il faut contempler aujourd’hui le triple portail sous les fastes du couchant. Classée au Patrimoine mondial de l’Unesco comme étape sur le Chemin de Compostelle la façade (1120 – 1160) allie noblesse et intensité expressive.

Les ruines de l’ancien chœur,  restituent la physionomie grandiose de l’édifice du 12e S. (98 m de long). C’est dans l’épaisseur du mur Nord que se trouve la Vis, escalier célèbre pour la perfection de la taille de sa voûte annulaire.

Posted in: Architecture
Actions: E-mail | Permalink |