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Créé le 2 septembre 1970 sur le territoire des hautes terres cévenoles et caussenardes comprises entre 800 et 1700 mètres le parc national des Cévennes demeure le seul parc national français habité. Constitué pour aider au maintien d’une tradition agricole séculaire, favoriser un tourisme respectueux de l’environnement naturel, préserver la richesse exceptionnelle d’une faune et d’une flore menacées, le parc présente des contours partout sinueux, reflet de l’âpreté des discussions qui précédèrent sa création.

Ayant pour siège le château de Florac – détruit une première fois durant la guerre de cent Ans, puis une seconde durant la guerre des Camisards – la direction du parc exerce son activité sur une zone centrale protégée, presque exclusivement agricole et dispose d’un droit de regard sur une zone périphérique où l’habitat doit rester conforme aux dispositions des plans d’urbanisme communaux. Si la zone périphérique où se concentre la plus part des villages ou hameaux a pour vocation de maintenir ses populations et d’accueillir le tourisme, la zone centrale où les propriétaires privés conservent 53 000 hectares est interdite à la construction et sujette à une réglementation très stricte. Les propriétaires y exercent librement leurs activités agricoles et reçoivent des aides directes de la part du parc pour la création de gîtes ou la restauration de leur grange dans des matériaux traditionnels. Des aides indirectes sont également distribuées sous forme de contrats de travail pour l’entretien de l’environnement, de pare-feux ou de sentiers.

Le parc des Cévennes est le seul parc français où la chasse soit autorisée ; toutefois celle-ci reste limitée aux seuls résidents et riverains. Dans ces immenses forêts désertiques qui occupent plus de la moitié des territoires contrôlés, une faune variée et protégée est très abondante. L’on a dénombré dans les Cévennes près de 80% des vertébrés terrestres connus en France, 250 espèces de papillons et de très nombreux reptiles. Tandis que les coqs de bruyère ou les castors se laissent parfois approcher, il est possible de rencontrer des mammifères sauvages comme le sanglier, le cerf ou le chevreuil, ou des plus petits comme la musaraigne, l’écureuil, le loir, le campagnol ainsi que de très nombreux blaireaux.

Diverses variétés de rapaces ont été réintroduites et il n’est pas rare de surprendre le vol d’une buse, d’un circaëte, d’un faucon pèlerin ou même d’un aigle royal.

Ajoutons à cela, l’abondance des myrtilles, framboises sauvages, narcisses et autres lichens dont les cueillettes sont également réglementées, l’on comprend que la création de ce parc était impérative. Toutefois, le message n’a pas toujours été bien perçu par les populations cévenoles de tous temps habituées à la résistance mais une concertation de tous les instants permet de dépasser peu à peu les problèmes d’hier.

Afin de mieux faire connaître et respecter toutes ces richesse et d’informer un plus large public sur ses réalisations, le parc a disposé plus de vingt centres d’informations sur sa zone d’attraction, et l’écomusée du Pont-de-Monvert retrace toute l’histoire humaine des régions de montagne.

Article tiré du fascicule aux éditions ouest-france sous le titre "La Cévenne" et écrit par M. Didier Henny

 

 

 

 

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