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Cloître de la cathédrale Notre Dame de l'Annonciation au Puy-en-Velay

De forme rectangulaire, ses galeries sont voûtées d'arêtes. Datant du XIIe siècle, il est de style roman, mais a été restauré entre 1850 et 1857 par les architectes Viollet-le-Duc et Mallay.
Les galeries prennent jour sur le préau au moyen de grandes arcades en plein cintre reposant sur des piliers carrés, dont les quatre côtés sont garnis de colonnes monolithes dégagées. Celles placées sur les faces latérales des piliers supportent un deuxième arc s'insérant sous les arcades, tandis que celles de l'intérieur servent d'appui aux voûtes des galeries.
Il faut surtout regarder la richesse extraordinaire de la corniche qui court au-dessus des écoinçons mosaïqués, où la verve du Moyen Âge s'est donné libre cours. Cependant une grande partie de la corniche a été remaniée au XIXe siècle. On y retrouve quelques-uns des 7 péchés capitaux : la gourmandise (une chèvre se gavant de raisins), la colère (un chien mordant la queue d'un démon), la paresse (un moine qui caresse nonchalamment le cou d'un cochon)…
Le côté ouest de ce cloître est dominé par un grand bâtiment du XIIIe siècle, qui faisait partie, autrefois, du système défensif de la cathédrale et du palais épiscopal. Ce bâtiment dit « des mâchicoulis » contient au rez-de-chaussée, la chapelle des reliques et au premier étage, un musée d'art religieux. Il est pourvu de mâchicoulis protégés par un mur en saillie et reposant alternativement sur des piliers carrés et sur des colonnes.
Le cloître est géré par le centre des monuments nationaux.

 

   

Village de la Garde-Guérin

Ce village fortifié, isolé au milieu d'un plateau, domine les rochers déchiquetés de la trouée du Chassezac. Au XIIème siècle, l'évêque de Mende décida sa création pour protéger les voyageurs qui empruntaient la Voie Régordane, seul chemin de communication entre l'Auvergne et le Roussillon.
Toutes les maisons de leurs habitants, les "pariers", étaient parfaitement identiques. Avec son château fort et la plus grande partie de ses remparts, le village, interdit à la circulation automobile, a conservé pratiquement intact son aspect de cette époque. Aujourd'hui, la plupart des anciennes maisons des pariers servent de bergerie aux rares habitants du village. A 1 km au nord, un sentier s'embranchant sur l'ancienne D906 conduit en cinq minutes au vertigineux belvédère du Chassezac qui surplombe l'à-pic des gorges chaotiques au fond desquelles gronde le torrent.
Village-étape très connu du GR700 Voie Régordane, la Garde Guérin est aujourd'hui un site touristique particulièrement attractif. Sur place, la haute tour de guet, était jadis entourée de remparts, dont on peut voir encore de très beaux restes. Château et village restaurés forment un bel ensemble médiéval remarquablement homogène. Ce fut jadis le domaine des « chevaliers pariers », une très originale association militaire, sorte de milice policière qui protégeait et guidait les voyageurs de la Régordane. Ils furent jusqu'à trente, relevant de statuts minutieux et précis, réglant charges et distributions de revenus.

 

 

Plus d'info :

Évocation d'une architecture régordanienne (page Documentation)

Jardin de la Fontaine de Nîmes

 Situés sur une colline en plein cœur de la ville, les jardins de la Fontaine ont été créés sur un magnifique site historique et naturel de 15 ha. Premier jardin public européen, il se compose de deux architectures paysagées :

      - un jardin classique du XVIIe siècle
      - un jardin méditerranéen de style paysager

Sa création débute en 1745. A la demande du roi de France, Louis XV, Jacques Philippe Mareschal (ingénieur du roi, Directeur des fortifications des provinces du Languedoc) en est le concepteur. L’ambition de Mareschal est de mettre en scène la source et les vestiges antiques découverts, dans une composition inspirée des jardins à la Française : avec ses allées symétriques, ses alignements d’arbres, l’ensemble enrichi de balustres, vases, bancs (au centre, la sculpture allégorique représentant Nîmes). Le projet prévoyant plusieurs terrasses ne sera jamais finalisé.

Début XIXe, Augustin Cavalier, Maire de Nîmes, met en œuvre l’aménagement de la colline et lui donne son nom. Une végétalisation est effectuée à partir de différentes essences, telles que le pin d’Alep, le chêne vert, le cyprès etc. Des cheminements sont réalisés permettant aux promeneurs de découvrir différentes mises en scène comme la grotte de style rocailleux. Au bout de ces sentiers, un monument remarquable domine le jardin : la Tour Magne.

 

   

Abbatiale de Saint-Gilles

Autour du tombeau de saint Gilles († 8e S.) « le doux ermite à la biche », protecteur des faibles, des enfants et des blessés de la vie, les moines noirs bénédictins vont bâtir un monastère affilié en 1066 à Cluny, consacré en 1096 par la Pape Urbain II. Grandiose programme, chantier ambitieux  soutenus par la protection des Papes, la libéralité des rois et comtes de Toulouse (Raymond IV de St Gilles participera avec l’évêque du Puy à la première Croisade) et les offrandes de pèlerins venus des plus lointains pays (Allemagne, Hongrie, Pologne). Aujourd’hui mutilée, l’abbatiale reste le plus vaste ensemble sculpté de l’époque romane du Languedoc malgré remaniements et cruelles mutilations de l’Histoire (crise albigeoise au 13e S., guerres de Religions au 17e S., Révolution). La crypte, véritable église basse renferme le sarcophage du saint. Un décor raffiné (cannelures, ruban plissé, clé de voûte au Christ bénissant) souligne la pureté des volumes et l’intériorité du lieu. Il faut contempler aujourd’hui le triple portail sous les fastes du couchant. Classée au Patrimoine mondial de l’Unesco comme étape sur le Chemin de Compostelle la façade (1120 – 1160) allie noblesse et intensité expressive. Les ruines de l’ancien chœur,  restituent la physionomie grandiose de l’édifice du 12e S. (98 m de long). C’est dans l’épaisseur du mur Nord que se trouve la Vis, escalier célèbre pour la perfection de la taille de sa voûte annulaire.